Centre ecotouristique Tsaravahiny

Le 06 Juin 2018, Madagascar
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Centre eco-touristique Tsaravahiny.

Nous repartons pour 12-13km vers le centre de tsaravahiny, en passant devant le baobab amoureux, qui porte sont nom par son entrelacement symbole d’une étreinte permanente et eternel. Deux ONG expriment leurs volontés de développer le Centre Tsaravahiny vers un objectif éco-touristique et une redistribution des richesses aux communautés villageoises, contribuant ainsi à une double action : la lutte contre la pauvreté et la sensibilisation à la gestion. Le Centre met à disposition de ses visiteurs des bungalows avec sanitaires communs. Les douches sont munies de sacs solaires qui permettent de disposer d’une eau chaude.

 

contact
Pour tout renseignement, veuillez contacter :
Dominique Sahanarisoa
Gérant (ad intérim) du Centre Tsaravahiny
Tel: 033 12 03 653 (appel local) ; +261 33 12 03 653 (international)
Tel: 032 04 32 410 (appel local) ; +261 32 04 32 410 (international)
email: smdominique@hotmail.com

 

Il commence à faire nuit noire, on arrive au centre, une personne nous indique nos bungalows.
Nous nous séparons d’Aina, Michel, Julien et Cécile. Ils repartent vers Morondava. Nous discutons du programme du weekend avec Revelo, notre guide.
Le concept du centre dans lequel nous nous trouvons est basé sur le principe du tourisme solidaire. 100% des recettes des excursions touristiques réalisées alimentent une caisse villageoise permettant la réalisation de travaux d’intérêt commun. Les villageois tirent des revenus du passage de touristes par la réalisation de prestations (ballades en pirogues, cours de vannerie, pêche traditionnelle, etc) ou par la vente de produits alimentaires au centre. Nous choisirons la vannerie pour les filles le matin. Cette activité est réservée aux filles car selon Ravelo, lorsqu’un homme tisse, sa vannerie s’allonge en même temps que ses parties intimes, et pour un malgache c’est la honte. « C’est mieux au naturel ! » nous dit-il.
L’après midi c’est plage, et pêche aux crabes le dimanche.
Le cours de vannerie se fait avec les femmes du village, à l’ombre de la maison sur un tapis tressé. Pendant ce temps Olivier et moi iront faire une lessive à la main avec l’eau du puits, entouré de tous les zazakely (enfants) du village venu nous observer. Une petite fille nous aidera même, par compassion certainement!.

 

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La vie au village suit sont cours, les femmes viennent chercher l’eau au puits, les enfants jouent… Les filles terminent leur composition, dommage qu’on n’ait pas assez de vocabulaire pour discuter. nous partons avec 2 pirogues cote-à-cote tenu par 2 planches, système D pour pouvoir transporter 6 personnes, car 3 personnes par pirogues ne serait pas assez stables.

Lost in the mangrove

Après avoir pataugé dans la vase pour grimper dans les pirogues, nous nous laissons glisser sur l’eau grâce aux coups de pagaie synchronisé de Ravelo et son acolyte. Nous entendons un cri de gosse au loin, rien d’anormal il y a peut être un village à coté. Mais en se rapprochant on voit un gamin coincé dans la mangrove. Il avance avec difficulté, tombe dans l’eau, se relève, cri, pleure et pas un village au alentour !
Les piroguiers, autant étonné que nous de voir un enfant seul à cet endroit, décident d’aller le récupérer. Je mets le petit apeuré vêtu d’un simple short dans la pirogue et essaye de le calmer. Il a les yeux rouges plein de larme…
Auparavant on avait croisé une pirogue de 4-5 gars qui allaient à la fête de la croix (fête des villageois 3 ans après la mort d’un des leurs). Ce petit voulait suivre son père en passant par la mangrove. Il avait déjà fait bien 200m dans l’eau ! Il venait du village d’Ankivalo où nous le déposons. Ce sera aussi notre point d’arrêt car derrière ce village se trouve la mer. Nous le traversons, récupérant au passage une dizaine d’enfants curieux et tombons sur une immense plage déserte.

Le sable est fin, blanc, sur lequel se jette de petits rouleaux de vague. La baignade reste cependant difficile, non pas par la température de l’eau qui est tout à fait acceptable mais par pudeur face au quinze paires d’yeux qui nous regarde. On aurait dit un spectacle ! Ravelo lui ne se baignera pas, trop froide l’eau ! Les enfants resteront tous le temps de notre présence sur la plage et les échanges se résumeront pas des bruits, des rires, des « comment t’appelles-tu ? »…

 

Dernier jour à Tsaravahiny

Du pain frais nous attend pour le petit dej. On doit liberer le bungalow, l’infirmière du village arrive justement ce soir. La pêche aux crabes prévu ce matin consiste à mettre au fond de l’eau, proche des palétuviers un morceau de poisson séché alourdi par un coquillage relié par une ficelle à un morceau de bambou qui flotte. Ravelo en lance 5 et on attend un quinzaine de minutes… La récupération se fait en douceur, pour ne pas que le crabe lâche sa proie. Ravelo tire lentement la ficelle, le coquillage apparait, suivis de près d’un crabe (ou pas !). Avant qu’il ne touche la surface, Ravelo plonge une épuisette pour piéger le crabe. Bilan : 6 crabes dont 1 énorme !

 

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Les crabes empilés dans un panier tressé, nous rentrons au village. Sur la plage les piroguiers leur brisent les pattes et les pinces, et ils seront ensuite bouillis pour être mangé le midi. Il n’y aura pas grand-chose à manger a part les pinces, mais le fait de les avoir pêché nous même quelques heures avant leur donne une saveur particulière !

 

criquet

Le 4×4 du gérant doit venir au centre cet après midi et nous déposer sur Morondava. Durant une partie de frisbee improvisé avec un couvercle de poubelle, on repère une sauterelle particulièrement impressionnante. Les couleurs vives, une taille impressionnante, des piques sur le dos… je ne pense pas qu’il soit bon de s’y frotter ! Curieux de savoir ce que nous observons, des enfants viendront se regrouper autour de l’arbuste hébergeant la sauterelle. Apparemment habitué, ceux-ci s’amuseront avant en la prenant entre leur doigt…

17h on appelle le responsable pour savoir vers quelle heure il compte passer. Il est en ce moment sur le bac et ne sera là que dans 2h30. Cela nous laisse le temps de manger un délicieux poisson au coco. A peine le temps de déposer l’infirmière, on charge le véhicule, on grimpe et nous revoilà sur la piste. Nous dormirons à l’Hotel Central à Morondava. La petite dame souriante nous donnera 2 chambres doubles. Une bonne douche et au lit !

 

baobab

 

Demain nous prendrons l’avion direction Tulear (Toliara), puis nous ferons un saut à Ifaty et Mangily en taxi brousse.

 

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